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Anse des Cascades (Sainte-Rose) : les cascades, la cocoteraie et la Côte-au-vent

Anse des Cascades (Sainte-Rose) : les cascades, la cocoteraie et la Côte-au-vent

Il y a une route, sur la côte est de La Réunion, qui s'arrête net devant la mer. Tu roules depuis Sainte-Rose, la falaise à ta gauche, l'océan qui tape en bas, et puis tout s'ouvre : une baie, une cocoteraie, et de l'eau douce qui tombe de la roche par filets, presque dans les vagues. C'est l'Anse des Cascades. Si tu as grandi dans l'Est, tu sais déjà que c'est là qu'on venait le dimanche, la glacière dans le coffre.

Une baie qui porte le bruit de l'eau

L'Anse des Cascades doit son nom à ce qu'elle fait entendre avant même qu'on la voie : une série de cascades qui dévalent la falaise et se jettent vers la baie. On est sur le territoire de Sainte-Rose, du côté de Piton Sainte-Rose, tout à l'est de l'île, sur ce qu'ici on appelle la Côte-au-vent, celle qui reçoit les alizés de plein fouet et qui reste verte toute l'année. L'eau descend des hauts, la mer monte à sa rencontre, et entre les deux il y a cette bande de terre où les Réunionnais posent leur nappe.

Ce n'est pas un décor pour touristes pressés. C'est un lieu de vie ordinaire, prisé des habitants comme des visiteurs pour les pique-niques du week-end. On y vient tôt, on cherche l'ombre, on installe le cari, les enfants courent entre les troncs pendant que l'eau fait son bruit régulier au fond. Une géographie du bonheur simple, de celles qu'on n'affiche pas sur les cartes postales mais qu'on emporte partout.

Sous les cocotiers, le port des pêcheurs

Ce qui rend l'endroit si reconnaissable, c'est sa grande cocoteraie. Des dizaines de cocotiers penchés vers le large, leurs palmes qui filtrent la lumière, et par terre les vacoas, ces pandanus aux racines en échasses qui poussent au ras du littoral réunionnais. On marche dessous comme dans une salle fraîche, le soleil découpé en morceaux, la mer qui gronde à quelques pas.

Et au bord de la baie, il y a le petit port à sec, aménagé pour les pêcheurs des environs. Des barques colorées tirées sur la terre, prêtes à repartir, qui rappellent que l'Est vit encore de l'océan. C'est une image qui dit tout de cette côte : la lave qui a fait la terre, l'eau douce qui la traverse, l'eau salée qui la nourrit. Rien n'est décoratif ici, tout sert, et c'est justement pour ça que c'est beau.

La Côte-au-vent, de proche en proche

L'Anse des Cascades ne se visite pas seule. Elle est un point sur une côte entière qui se raconte de halte en halte. Un peu plus loin, à Piton Sainte-Rose, il y a cette petite église rose que la coulée de lave de 1977 a contournée sans la brûler, entrée dans la nef sur trois mètres à peine avant de l'encercler : Notre-Dame-des-Laves, devenue avec le temps un lieu où les gens s'arrêtent, croyants ou pas, parce que l'histoire est plus forte que tout. C'est l'Est dans une image : le volcan passe, la vie reste.

Si tu remontes vers le Sud sauvage, la côte continue de brûler et de verdir en même temps, du côté de Cap Méchant, là où la lave affronte l'océan, ou plus loin encore vers la rivière Langevin et sa cascade de Grand Galet. Trois lieux, une même leçon : sur cette île, l'eau et la roche noire se disputent le paysage, et c'est cette dispute qui nous a faits.

Garder l'Anse des Cascades près de soi

Quand on quitte l'île, ce sont souvent ces images-là qui manquent le plus : pas les grands monuments, mais les cocotiers penchés, la roche mouillée, le vert qui dévore tout. Notre affiche Anse des Cascades garde exactement cet instant, la baie sous les palmes et l'eau qui descend, pour l'accrocher là où tu vis aujourd'hui. Et si c'est la vallée et ses chutes qui te reviennent, l'affiche Takamaka tient près de toi une autre facette de cet Est vert et vertical. Tu retrouveras toute l'île dans notre collection d'affiches de La Réunion.

Parce qu'une baie, ça ne se possède pas. Mais un dimanche à l'Anse des Cascades, ça se garde. C'est un morceau de là-bas, encadré, prêt à te rappeler chaque matin que tes racines écoutent toujours, quelque part, le bruit de l'eau qui tombe.

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